Culture du Vietnam

Enrichir votre voyage au Vietnam avec la découverte des coutumes étranges.

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Oct, 30 2017 Culture du Vietnam
Des visites en nuit sans faire l’amour, des fêtes de capture du mari, des rites de renversement du réchaud, des fessées... voilà la logique pour un bel amour et une belle famille !
  1. Des « visites – couchages »

C'est une ancienne coutume des Muongs : le garçon vient se coucher dans la chambre de la fille qu'il aime.

En fait cette définition ne dit pas tout. D’abord, les « visites – couchages » sont des nuits passées ensemble, sans faire l’amour, où le garçon et la fille se parlent longuement et en intimité, avant de décider s’il ou elle veut venir vivre avec l’autre ou non.

Les nuits de visite commencent par un signe de la fille. Elle allume sa chambre pour annoncer qu’elle est libre. Le garçon voit la lumière, il comprend qu’il peut venir. Il devra dès lors pénétrer dans la maison portes fermées.

A chaque hameau sa propre coutume, mais en général les visites se font en 5-10 nuits. Après, le garçon demande en mariage aux parents. S’ils ne le font pas, eh ben le garçon devrait chercher une autre chambre allumée !

 

Au mariage Muong, la famille du marié doit "négocier" avec la famille de la mariée pour que ce fil rose soit enlevé et qu'elle puisse entrer

 

Les mariés Muong font la prière devant l'autel

 

  1. La capture du mari aux Hauts-Plateaux du Centre

Pour bien des gens, ce rite n'est plus étrange car il est très populaire chez les ethnies de Chu ru, Cil, Co ho... dans la région des Hauts-Plateaux au centre du Vietnam.

Dans ces cultures matriarcales, la fille ne demande pas en mariage, mais elle « capture son mari ». De même, le mariage est une « fête de capture du mari ».

 

Un entremetteur dans le mariage des K'ho, aux Hauts-Plateaux du Centre Vietnam

 

Les fêtes de captures du mari se font en printemps, saison sacrée. C’est aussi l’événement le plus important dans la vie des filles.

Comment la capture se réalise ? C’est simple. Lorsqu'une fille trouve son garçon, elle en parle à ses parents. Ces derniers vont venir en proposer à la famille du garçon. Très souvent il y a la présence d’un entremetteur, il facilite les échanges entre les deux familles.

Si tout passe bien, une nuit prévue, la jeune fille vient offrir le Sri, bague de fiançailles au garçon.

Il se peut que le futur mari refuse le Sri. La fille dès lors revient 7 jours après, elle repropose la bague au garçon.

Ainsi de suite, jusqu’au jour où le garçon ne résiste plus, le mariage sera organisé. A la veille du mariage, on participe à une fête dite « fête de capture du mari ».  

 

  1. Le mariage onéreux chez les Pakoh- Taôih

Chez les Pakoh - Taôih dans les provinces montagneuses de Quang Tri et Thua Thien, les coutumes veulent qu’un mariage se fait en deux fois.

Les mariés Pakoh - Ta ôih...

 

La première est appelée « le déboursement ». C’est un mariage comme tous les autres. La famille du garçon vient demander la main de la fille, avec une partie des cadeaux que les parents de la fille avaient exigés. La cérémonie se fait en plusieurs rites et en plusieurs jours. La mariée vient chez son mari puis retourne chez elle pour « renverser le réchaud ». Désormais la fille n’appartient plus à ses parents.

La deuxième cérémonie, aussi en grande pompe que la première, est appelée le Pay Ploh, c’est-à-dire « la fin entière ». C’est le jour où la famille du mari dépose le reste des cadeaux de mariage, et la fille leur appartient entièrement.

 

... et leurs cérémonies de mariage

 

Comme les cadeaux sont traditionnellement très onéreux – buffle, cochon,… sans compter les repas copieux -, certaines familles ne peuvent organiser le Pay Ploh qu’un an après, ou même plusieurs années plus tard. Entretemps, le jeune couple et tous les membres de la famille devraient travailler dur.

Parfois tragique, mais ce mariage garde avec lui des traditions très riches de l’ethnie de Pakoh - Taôih, notamment leurs musiques folkloriques très originelles.

 

  1. Dire « je t’aime » par une fessée

À part la possibilité d’arrêter la fille pour lui demander le mariage, les Hmong à Ha Giang nous surprennent aussi par leur façon d’exprimer les vœux d’amour : ils se fessent.  

 

Deux amoureux, après des fessées

 

La coutume se fait en printemps, saison des amoureux. Au marché le jour du Nouvel An, les filles et les garçons viennent se rencontrer autour des jeux populaires et autour des jarres de vin au maïs. Les couples commencent à se chercher.

Garçon et fille, ils se parlent d’abord par les yeux. Ensuite, suffisamment encouragé par le vin et par les yeux de la fille, le garçon se rapproche d’elle et lui donne une petite fessée.

 

La mariée Hmong

 

La fille, si elle l’accepte, lui répond à son tour. Puis elle s’enfuit dans la foule. Le garçon doit la chercher et se rapprocher d’elle de nouveau. Dès que cela est possible, il tape doucement sur sa fesse. Elle lui répond, et continue à s’enfuir.

Ainsi de suite et de suite. Au 9ème tour (18 fessées), l’un avait bien démontré sa patience, l’autre sa résistance, et les deux leur sentiments réciproques. Le couple quitte la foule. Ils cherchent un milieu plus intime.

Au retour de chez lui, le garçon demanderait sans doute à ses parents de venir parler avec la famille de la fille, à l’aide d’un entremetteur.

Un mariage sera organisé sous peu.

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